
AOP, IGP, Label Rouge : démêlez le vrai du faux !
AOP, IGP, Label Rouge… Pour certains consommateurs, ces Signes officiels d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO) restent mal connus, au point de se méprendre parfois sur leurs engagements. Décryptage de trois idées reçues.
« Les signes de qualité disent tous un peu la même chose. »
Faux. Chaque SIQO repose sur un cahier des charges bien différent. L’Appellation d’Origine Protégée (AOP) garantit qu’un produit tire ses caractéristiques d’un territoire précis et d’un savoir-faire reconnu. L’Indication Géographique Protégée (IGP) garantit qu’un produit est lié à une zone géographique déterminée, dans laquelle au moins une des étapes de sa production, de son élaboration ou de sa transformation est réalisée. Quant au Label Rouge, il certifie un niveau de qualité supérieure par rapport aux produits courants similaires.
Même si tous ces signes valorisent les produits qu’ils identifient, leurs objectifs ne sont donc pas les mêmes.
« Un produit sous SIQO est forcément issu d’une petite production. »
Faux également. Pour un produit sous AOP par exemple, le cahier des charges n’exige ni production confidentielle ni fabrication artisanale. Certains produits sous AOP sont d’ailleurs fabriqués en volumes importants, tout en respectant les exigences qui assurent leur réputation.
« Les contrôles n’existent pas vraiment. »
C’est faux. Les produits sous SIQO sont soumis à des contrôles réguliers réalisés par des organismes indépendants, accrédités par l’État. Désignés par les organismes de défense et de gestion (ODG) et l’INAO, ils vérifient tout au long de l’année le respect des cahiers des charges et de nombreux critères techniques. Eux-mêmes font l’objet d’audits réguliers. Cette indépendance et cette rigueur font des SIQO des repères fiables pour les consommateurs.



